Chronique du livre : « L’étrange destin de Wangrin » d’Amadou Hampaté BA à lire!

Publié le Mis à jour le

Bonjour / bonsoir à tout le monde,

Aw bissimillah à la malienne !

INTRO

To day, votre chronique des meilleurs ouvrages africains, est au Mali, pour vous faire le résumé d’un des meilleurs livres classiques africains. Il s’agit du livre « Etrange Destin de Wangrin lien affilié entreparenthèse
(http://amzn.to/2GedhOY  ), d'Amadou Hampaté BA, un des intellectuels africains traditionnalistes les plus influents. Je sais que vous le connaissez déjà, mais permettez-moi de vous en dire un peu sur le monument!

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

 Amadou Hampaté BA est né en 1900 à Bandiagara, chef  lieu du pays Dogon au Mali. Fils de Hampaté BA et de Kadidiatou Paté Poullo  Diallo, Amadou Hampaté BA  est descendant d’une famille Peulh  noble comme vous pouvez le  remarquer à travers ses ancêtres. Après le décès de sa maman, le jeune Amadou sera adopté par son oncle, Tidjani Amadou Ali Thiam de l’ethnie Toucouleur.

 

Sa vie scolaire

Amadou fréquente d’abord l’école coranique chez son maitre spirituel, Tierno Bocar, un dignitaire de la confrérie Tidjaniya, avant d’être réquisitionné d’office pour l’école française à Bandiagara puis à Djenné. En 1921 le jeune refusa d’entrer à l’école normale de Gorée, pour le punir,  le Gouverneur d’alors l’envoya à Ouaga en qualité d’écrivain temporaire.

Sa vie administrative

De  1922 à 1932, Amadou Hampaté BA occupa plusieurs postes dans l’administration coloniale en Haute Volta, actuel Burkina-Faso; en 1933, Amadou obtint un congé de 6 mois qu’il va passer auprès de son maitre, Tierno Bocar. En 1…42, il est affecté à l’institut d’Afrique noire (IFAN) de Dakar où il va effectuer de nombreuses enquêtes sur les traditions orales et ethnologiques africaines. Il consacra de ce fait 15 ans pour ses travaux. Des recherches qui lui mèneront à écrire le livre dont en voici le lien sur amazon   lien

En 1060, le Mali prenait son indépendance, Hampaté BA crée un institut pour les sciences humaines à Bamako et  représente le  Mali,  à la conférence générale de l’Unesco. En 1962 étant membre du conseil exécutif de  l‘Unesco, il participa à la rédaction d’un système unifié pour la transcription des langues africaines. En 1970, son mandat prend fin, et se concentra  enfin à ses recherches sur les traditions africaines. L’intellectuel a passé le restant de  sa vis à Abidjan en Cote D’Ivoire où il s’est éteint  en mai 1991.

Le motif de l’auteur

In Africa, traditionnellement la parole est sacrée tout comme l’homme. Quant on donne sa parole, on fait une promesse qu’on doit cout que coute tenir. Et c’est cette tradition que notre grand ancêtre, Amadou Hampaté BA a suivi. Quand son ami interprète lui a confia son  histoire et  lui demanda de l’écrire et de ne le publier qu’après  sa mort, sans mentionner son vrai nom, en lui proposant  le nom « Wangrin ».

Et Hampaté BA a suivi les paroles de son ami interprète à la lettre !

Résumé du livre

 

Le livre  (lien amazon http://amzn.to/2GedhOY est le fruit d’une promesse faite  par Amadou Hampaté BA à son ami Wangrin. 15 ans plutard,  les deux  amis se retrouvent encore, et un beau jour Wangrin s’approcha d’Amadou et lui dit « Mon petit Amkullel (qui signifie petit peulh) en guise de plaisanterie, il dit(l'interprète),  autrefois tu savais conter, maintenant tu sais écrire, tu va noter tout ce que je te conterai de ma vie ». Et lorsque je ne serais plus de ce monde, tu en feras un livre, qui non seulement  divertira les hommes, mais leur servira également  d’engagement, mais je te demande de ne pas mentionner mon vrai  nom.  Il continue encore «  afin d’éviter à mes parents tout risque de  complexe de supériorité ou d’infériorité, tu utiliseras  l’un de mes noms d’emprunt, celui qui m’affectionne le plus c’est Wangrin ».

Alors c’est  comme  ça que chaque nuit après le diner,  entre 20 à 23 heures souvent même jusqu’à minuit, Wangrin racontait sa vie à Amkullel.  La conversation se déroule au son d’une guitare jouée par l’infatigable Djeli, Djeli Madi, et ça, pendant 3 mois. Le reste de l’histoire a va être  racontée par son Djeli et le véritable adversaire de Wangrin lui même.

Mais qui était Wangrin ?

 Dans le livre Hampaté BA nous narre la naissance de Wangrin ainsi : Wangrin naquit dans un pays à la fois ancien et mystérieux. Un pays où les pluies et le vent sont au service des Dieux. C’était pendant la période la plus chaude, qu’un jour la mère du futur Wangrin  assistée  par une expérimentée (le sage femme traditionnel), le vieille dame s’asseyait et regardait  la future maman, se torde comme une chenille arpenteuse sans intervenir physiquement. Mais la femme expérimentée chantait doucement la mélopée matrimoniale enseignée par Nyakuruba, la déesse de la maternité. Dont voici quelques extraits en mandingue !

Woo y woo y Niakuruba !

A tinti , den wolo manndi Nyakuruba, den ke wolo manndi Nyakuruba a tinti !

Waay waay Nyakuruba , a tinti den wolo manndi Nyakuruba, den muso wolo manndi Nyakuruba!

Eeh Eeh Nyakuruba, a tinti den wolo manndi Nyakuruba den flaa wolo manndi Nyakuruba, a tinti Nyakuruba a tinti, tin bee tinti Nyakuruba a tin tin nta tinti Nyakuruba a tinti!

En François, ça donne!

Wooy  wooy Nyakuruba presse fort, l’enfantement  est laborieux, Nyakuruba, l’enfantement d’un garçon est laborieux, Byakuruba, presse fort!

Waay waay Nyakuruba, presse fort, l’enfantement est laborieux, Nyakuruba l’enfantement d’une fille est laborieux, Nyakuruba, presse fort !

Eeh eeh Nyakuruba, presse fort l’enfantement de deux bébés est laborieux, Nyakuruba, presse fort !

Le but de ce chant de la sage femme traditionnel, c’est d’aider la future maman à supporter les  douleurs  de l’accouchement.

Le petit Wangrin est ainsi  né, et le dieu Komo sortit du bois sacré et vint s’exhiber dans la cour du père du petit Wangrin. C’était une manière de recevoir le nouveau né Wangrin dans la communauté. Puis le dieu komo révèle  au son du nouveau né, que l’enfant sera un brillant homme dans la vie, mais qu’il n’ a point   vu sa tombe au cimetière de ses ancêtres, c’est pour dire que Wangrin mourrait loin de son pays natal.

Le petit Wangrin fut élevé dans la tradition bamanan, il se promenait nu, petit à petit il apprend comment monter au cheval, à chasser à l’arc…

Il aidait son père au champ, puisait de l’eau pour sa mère et quant il part à la chasse, il ne revient  jamais les mais vides. Dans l’ouvrage, Hampaté BA nous décrit les relations entre Wangrin et le dieu protecteur « Gongoloma Sooké ».

Alors je crois beaucoup a été dit sur l’ouvrage, à vous maintenant de le découvrir plus, pour ceux qui veulent l’acheter,  cliquez sur ce lien en image afflié amazon. http://amzn.to/2GedhOY

Je vous remercie de votre confiance à mon blog!

N’oubliez pas de me poser vos questions via les réseaux sociaux, commentaires…!

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